Je pense que c’est la première fois de ma vie que j’ai vraiment connu la dépression. Ça a été difficile de m’en sortir, je n’arrivais plus à travailler je piquais des crises de nerfs au boulot, je pleurais tout le temps même devant mes collègues, finalement j’ai eu une semaine d’arrêt ça m’a permis de reprendre un peu de souffle.
En mars 2007, je suis allée en boîte avec une amie, j’étais beaucoup mieux dans ma peau, toute la nuit 2 filles n’ont fait que de nous suivre, c’était très marrant. Au final l’une d’elle est venue me parler en fin de soirée, nous sommes sorties ensemble. A la fermeture de la boîte, nous avions encore envie de discuter alors nous sommes allées dans ma voiture, là j’ai appris qu’elle n’avait que 20 ans moi j’en avais 30. De suite je l’ai appelé « poupon » je trouvais que ce surnom lui allait comme un gant. Nous avons donc entamé une relation avec chacune nos craintes. Moi j’hésitais à me lancer complètement dans cette relation étant donné notre différence d’âge car j’avais peur de souffrir à nouveau et elle elle avait peur car elle était très attachée à moi et préférait de ce fait faire capoter la relation rapidement de peur de trop souffrir à l’avenir. Cette relation aura duré jusqu’en décembre 2007 puis on a repris de manière sporadique jusqu’en mars 2008. Là encore j’y ai laissé beaucoup de plumes car cette fille ayant été marquée par un événement dans son enfance comme beaucoup de lesbiennes malheureusement, (à croire que je suis une rescapée), j’ai voulu l’aider, la sortir de sa dépression et du non respect qu’elle avait d’elle même, parfois je n’avais pas les mots justes mais je ne suis pas psy et ce n’est pas toujours évident, on pense faire bien et en fait l’impact est fort mais pas dans le bon sens. Voilà ces quelques mois m’ayant vidée de toute mon énergie j’ai préféré stopper réellement la relation, je ne savais plus comment la rassurer et mon manque de confiance en moi m’empêchait d’être pas suffisamment forte pour supporter les bêtises ou les situations qu’elle mettait en scène pour me rendre jalouse et tester mon amour pour elle. Je savais que le sors s’acharnait sur moi mais étant plutôt de nature optimiste j’ai continuer à penser que j’allais rencontrer une personne bien dans ses baskets et à qui j’allais pouvoir donner de l’amour.
Quelques relations ont suivi qui n’ont pas été plus concluantes mais qui du fait d’une durée moins longue m’ont moins marquées.
J’en arrive maintenant à la relation qui a provoqué ce besoin d’écrire chez moi car je ne comprends pas pourquoi tout capote à chaque fois et cette personne était pour moi la personne de ma vie mais elle n’est plus et il va falloir que je remonte.

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