mercredi 3 juin 2009

Bipolaire

La bipolarité est un grand drame. 
N'y a t-il aucun moyen pour construire un semblant de relation avec une personne bipolaire ??

La personne bipolaire est-elle incapable d'aimer ?
Sans traitement ne peut-elle évoluer et être plus apaisée ?

mardi 2 juin 2009

Le message en haut de page est le dernier, pour suivre toute mon histoire, il faut commencer par le bas :)

Le 3e coup qui vous achève…

En juin 2008 j’ai eu un coup de cœur énorme. J’ai rencontré une fille originaire de Montpellier, nous avons discuté près d’un mois sur msn avant de nous rencontrer physiquement. Chaque soir en rentrant du boulot nous n’avions qu’une hâte toutes les 2 qui étaient de nous retrouver sur msn. Nous discutions de tout et de rien, elle m’a dit qu’elle venait de vivre une séparation douloureuse puisqu’elle et sa copine s’étaient quittées au bout de 7 ans de vie commune. Elle avait donc peur de me rencontrer car elle sentait qu’elle pourrait ne pas être indifférente hors elle ne se sentait pas prête pour une relation.

Le jour J est arrivé, nous nous sommes donné rdv un vendredi soir sur les bords de Seine à Paris, ce fut un moment très agréable, nous sommes restées jusque très tard dans la nuit, il ne restait d’ailleurs plus que nous. Cette charmante demoiselle m’a ramenée chez moi, nous ne nous sommes pas embrassées et je n’ai rien fait pour, je respectais le fait qu’elle ne soit pas prête à vivre une autre relation. Mais le lendemain matin ou plutôt midi nous avons rapidement re-discuté et elle m’a demandé si nous pouvions nous revoir ce jour même. C’est ce que nous fîmes le soir même entourées de plusieurs de mes amis. Ce qui devait arrivé arriva et nous nous sommes embrassées, enfin elle m’a embrassée, quand nous sommes rentrées, je lui ai proposée de rester dormir chez moi ce qu’elle a accepté volontiers.

A partir de ce moment là nous sommes rentrées dans une relation puis non relation tout en étant ensemble enfin je n’ai jamais réussi à vraiment percer ce qui se cachait dans sa tête et dans ses pensées.

Peu de temps après j’ai dû me faire opérer et elle a reculé ses vacances pour rester avec moi et m’a bien aidée dans mes déplacements car j’avoue que pendant une semaine à cause de l’anesthésie générale je n’étais pas au mieux. Enfin, elle est partie 10 jours, nos échanges étaient plutôt chaleureux, elle disait qu’elle aurait aimé que je l’accompagne. Puis quand elle est revenue, elle a vécu presque 15 jours chez moi, je sentais que la pression montait qu’elle n’était pas prête à vivre avec quelqu’un aussi intensément même si sa présence me faisait très plaisir. Je lui proposais qu’elle voit un peu ses amis mais elle n’en avait pas envie. Au bout de quelques temps il se produisit se qui devait arriver, on a commencé à se prendre la tête pour des bêtises car il n’était pas possible d’établir une véritable communication avec elle. Elle entretenait toujours une relation ambiguë avec son à qui elle ne disait d’ailleurs pas qu’elle avait rencontré quelqu’un. Puis elle refusait catégoriquement de me présenter à ses amis. A partir de là je me suis vraiment sentie moins que rien, j’avais l’impression de ne pas exister. Nos retrouvailles ont commencé à s’espacer une fois par semaine puis une fois tous les 15 jours. Rarement un mot gentil. Notre relation ou non relation comme elle aimait à le dire s’est très vite dégradée. Puisqu’elle ne me considérait pas comme sa copine, j’ai retrouvé un peu une ex avec qui j’ai recouché. Elle l’a très mal pris et m’a dit qu’elle elle était fidèle dans la non relation, c’est la première fois qu’on me sortait un truc comme ça. Ce petit jeu d’être ensemble de ne plus l’être, d’aller voire ailleurs de mon côté a duré jusqu’à la mi-décembre. Cette période a été parsemée d’échanges souvent virulents et des mots forts mais méchants, à chaque fois j’étais abattus. J’essayais de l’oublier en allant vers d’autres filles mais elle revenait sans cesse en me sortant son grand jeu de séduction et en me faisant croire que ça irait mieux. Elle m’a beaucoup reproché aussi de donner trop d’amour et trop de calins, que je n’étais pas normale que je devrais aller voir un psy. J’ai fini par me demander si elle n’avait pas raison alors j’ai tenté d’en consulter un mais cette expérience fut catastrophique aussi car je suis passée par un cmp (centre médico psychologique), je les avais prévenus que ma copine était suivit par un psy de ce centre et qu’il ne fallait pas qu’on ait le même. Hors ils m’ont donné rdv avec la même psy que mon ex, je me suis finalement dit ils ont peut etre une raison de le faire. Mais non c’était une erreur et quand je suis allée la voir (j’étais très bas déjà) je me suis fait renvoyer par la psy. Cette expérience a été traumatisante pour moi, j’avoue que pour l’instant je n’ai pas envie de récidiver, je cherchais un bras tendu je me suis pris une claque, c’était trop. Je suis ressortie du centre en pleurant et en étant complètement désemparée.

Donc mi-décembre, elle me dit d’un seul coup que c’est terminé entre nous. Elle se sentait mieux elle allait descendre une dizaine de jours sur Montpellier avec son ex (qui est aussi de Montpellier), retrouver ses amis, sa famille et arriver comme si de rien n’était avec son ex et faire bonne figure auprès de tous ceux qu’elle connaissait là-bas.

A ce moment-là je ne voyais plus d’issue, je maigrissais encore plus, je délaissais tout, boulot, famille, amis et je me traînais parterre chez moi à pleurer à regretter mon existence et le fait d’avoir une mémoire. Je me demandais pourquoi le sort s’acharnait d’une telle manière sur moi, est-ce une punition pour avoir quitté cette fille avec qui j’étais depuis 6 ans. Ce qui m’a permis de relever un peu la tête de l’eau c’est mon voyage au Vietnam début janvier. 15 jours là bas m’ont fait oublier mon existence parisienne et tous mes soucis. Je ne suis pas revenue guérie mais j’ai pu entamer plus facilement ma remonté vers des eaux plus claires.

Deux moi après, cette fille a tenté de reprendre contact avec moi. A plusieurs reprises je l’ai renvoyée. Au bout d’un certain nombre de relances j’ai accepté de boire un verre. On a papoté un peu enfin surtout elle car moi je n’arrivais pas à lui parler, j’avais eu tellement mal que mon cœur était bloqué. Au cours de la conversation elle m’a demandé si j’avais quelqu’un, je lui ai dit que oui je voyais plusieurs personnes. Cette révélation l’a beaucoup surprise et elle m’a dit qu’elle elle n’avait couché avec personne depuis notre séparation. Elle m’a proposée que l’on aille voir des expos ensemble ou bien que l’on aille au cinéma, j’ai accepté. Puis peu avant de rentrer l’une chez l’autre elle a ajouté si nous ne sommes pas ensemble ce n’est que parce que tu ne le veux pas. Etant encore amoureuse au plus profond de moi cette remarque m’a un peu bouleversée. Nous nous sommes revues quelques fois avant que finalement je ne cède à ses avances. Je savais qu’il lui fallait du temps ne pas aller trop vite dans l’élaboration d’une relation entre nous deux , j’ai donc pris sur moi, je lui envoyais de temps en temps un petit mot gentil, on se voyait une fois toute les semaines ou tous les 15 jours et puis progressivement ses visites se sont encore espacées, son excuse était toujours identique, j’ai trop de travail et je ne m’en sors pas. Je me suis dit ok je veux bien le comprendre mais un sms ça ne prend pas beaucoup de temps à envoyer et ça fait toujours plaisir et ça permet d’apaiser les esprits agités et dans le doute comme le mien. Je ne recevais rien alors j’ai fini par lui dire qu’il n’y avait pas de place pour quelqu’un dans sa vie que je préférais qu’on arrête. A cela elle m’a répondu que je ne lui laissais jamais le temps que nous arrivions au longs weekends de mai et qu’elle pensait me proposer de partir quelque part ou de faire un truc. Que croire ? Ce genre de réflexion j’y avais droit à chaque fois que je la quittais. Est ce que je suis trop impatiente ? Tous les 15 jours est ce une espace temps raisonnable entre 2 personnes qui entame une relation ou relation privilégiée (voilà ce qu’elle désirait bien que je n’en comprenne pas trop le sens et le contenu) ? Etait ce trop demandé que de recevoir un sms ou une petite pensée de temps en temps ? Je ne sais plus ce qu’il est normal et raisonnable de demander à une personne que l’on aime.

Hier nous avons échangé 2/3 mails car je l’ai croisée dimanche soir dans un bar puisqu’elle est manager des 2 groupes de rock de son ex qui donnait un concert dans ce même bar. Je ne suis pas allée lui dire bonjour et elle a tout fait pour m’éviter, évidemment puisque ni son ex ni ses amis ne sont au courant de cette double vie. Mais j’ai respecté ça car je ne voulais pas la mettre mal à l’aise. Ce fut d’ailleurs l’objet de mon 1er mail dans lequel je lui expliquais que je ne voulais pas la mettre mal à l’aise et sue c’était pour cela que je n’étais pas venue discuter un peu avec elle. Elle dit que de toute façon nous n’aurions rien eu à nous dire puisque c’était trop compliqué. Je lui ai dit que je ne serais pas venu pour discuter de nous mais en tant que pote. A cela elle a répondu qu’elle ne serait pas une bonne amie pour moi que nous avons une vision de la vie trop éloignée et des modes de vie différents.

Voilà j’ai l’impression de me retrouver au mois de décembre quand elle s’est sentie mieux juste avant deretourner voir sa famille et ses amis à Montpellier, aujourd’hui elle va à nouveau retourner les voir, à cela s’ajoute la tournée de son ex qu’elle accompagne et ses vacances qu’elle prépare. Il n’y a donc plus de place pour moi et je ne lui sers à nouveau à rien.

Pourquoi est-elle revenue ?? Qu’est ce qu’elle voulait je ne le saurais jamais. Elle savait pourtant que j’étais fragile et que si elle revenait il ne fallait pas que se soit pour rien car je pense qu’on ne peut pas jouer délibéremment avec les sentiments des gens surtout à 2 reprises. Mais voilà la vie est ainsi faîte. A nouveau je ne comprends pas et pourtant j’aimerai tant comprendre ça m’aiderait à passer à autre chose.

Est ce que les gens peuvent être foncièrement méchants ? 

2e relation et suivantes...

Je pense que c’est la première fois de ma vie que j’ai vraiment connu la dépression. Ça a été difficile de m’en sortir, je n’arrivais plus à travailler je piquais des crises de nerfs au boulot, je pleurais tout le temps même devant mes collègues, finalement j’ai eu une semaine d’arrêt ça m’a permis de reprendre un peu de souffle.

En mars 2007, je suis allée en boîte avec une amie, j’étais beaucoup mieux dans ma peau, toute la nuit 2 filles n’ont fait que de nous suivre, c’était très marrant. Au final l’une d’elle est venue me parler en fin de soirée, nous sommes sorties ensemble. A la fermeture de la boîte, nous avions encore envie de discuter alors nous sommes allées dans ma voiture, là j’ai appris qu’elle n’avait que 20 ans moi j’en avais 30. De suite je l’ai appelé « poupon » je trouvais que ce surnom lui allait comme un gant. Nous avons donc entamé une relation avec chacune nos craintes. Moi j’hésitais à me lancer complètement dans cette relation étant donné notre différence d’âge car j’avais peur de souffrir à nouveau et elle elle avait peur car elle était très attachée à moi et préférait de ce fait faire capoter la relation rapidement de peur de trop souffrir à l’avenir. Cette relation aura duré jusqu’en décembre 2007 puis on a repris de manière sporadique jusqu’en mars 2008. Là encore j’y ai laissé beaucoup de plumes car cette fille ayant été marquée par un événement dans son enfance comme beaucoup de lesbiennes malheureusement, (à croire que je suis une rescapée), j’ai voulu l’aider, la sortir de sa dépression et du non respect qu’elle avait d’elle même, parfois je n’avais pas les mots justes mais je ne suis pas psy et ce n’est pas toujours évident, on pense faire bien et en fait l’impact est fort mais pas dans le bon sens. Voilà ces quelques mois m’ayant vidée de toute mon énergie j’ai préféré stopper réellement la relation, je ne savais plus comment la rassurer et mon manque de confiance en moi m’empêchait d’être pas suffisamment forte pour supporter les bêtises ou les situations qu’elle mettait en scène pour me rendre jalouse et tester mon amour pour elle. Je savais que le sors s’acharnait sur moi mais étant plutôt de nature optimiste j’ai continuer à penser que j’allais rencontrer une personne bien dans ses baskets et à qui j’allais pouvoir donner de l’amour.

Quelques relations ont suivi qui n’ont pas été plus concluantes mais qui du fait d’une durée moins longue m’ont moins marquées.

J’en arrive maintenant à la relation qui a provoqué ce besoin d’écrire chez moi car je ne comprends pas pourquoi tout capote à chaque fois et cette personne était pour moi la personne de ma vie mais elle n’est plus et il va falloir que je remonte.

 

1ere nouvelle relation... avril à juin 2006

Une séparation une nouvelle vie…

En avril 2006 je me suis donc séparée et je me suis remise très vite (peut-être trop vite 2 jours après) avec quelqu’un d’autre. Cette personne je la connaissais depuis un an puisque je pratiquais un sport avec elle. Et je me suis aperçue progressivement que je tombais amoureuse d’elle. Je pense que si je me suis laissée influencer de cette manière c’est que ma relation précédente était déjà arrivée à son terme. Et pourtant je crois aux relations durables et pour la vie. Je suis peut être trop naïve mais pourtant c’est mon point de vu. Je pense que la complicité et l’amour qui s’installe dans une relation à long terme est tellement unique que je préfère cela à la succession de flirts inégale.

Mais revenons à nos moutons et à cette nouvelle relation. Comme vous vous en apercevrez tout au long de mon récit, j’ai une fâcheuse tendance à me lancer dans des relations compliquées voir impossibles. Pourquoi, je ne sais pas mais si j’avais la réponse je crois que ne serais pas là à écrire. Je n’essaierais pas de soigner mon mal être.

Donc la complexité de cette 1ere nouvelle relation résidait dans le fait que cette fille venait également de quitter son ex mais que c’était plus une pause qu’une rupture et que cette personne était également séropositive et qu’à ce moment là elle souffrait de maladies parallèles (je ne sais pas comment l’exprimer). J’étais très amoureuse alors malgré des signes avant coureur d’échec total de cette relation tels que : « non mais si tu vois une autre fille qui te plaît vas y », ou de multiples sms de son ex… Mais bon quand on est amoureuse on est souvent aveugle et on se persuade de choses improbables.

Finalement cette idylle n’aura duré que jusqu’en juin 2006, cette femme avait 37 à l’époque, moi 29, j’ai mis plus de 9 mois à m’en remettre et elle elle s’est remise avec ex quelques jours après.

Petite présentation de convenance

Voilà moi aussi je vais utiliser cette technique, écrire pour essayer d’aller mieux et de retrouver cette joie de vivre qui m’a caractérisée un long moment mais qui j’ai l’impression est tombée au fond d’une crevasse très profonde. J’espère que je n’aurais pas à attendre la fonte des glaces et qu’elle ne réapparaîtra pas dans 10 ans.

Aujourd’hui, 02 juin 2009, je ne sais plus qui je suis, j’ai subi tant de déconvenues, j’ai eu l’impression de si souvent m’oublier que je ne sais plus ce qui me fait plaisir ou pas, ce qui est moi, ce que je fais pour être et paraître dans la société mais est ce vraiment ce que je veux, ce que je fais pour te plaire mais qui au final me dessert. Au fil des lignes ou peut être des pages j’aspire à une reconquête de moi même. Peut-être que vos témoignages, vos réactions me permettront aussi d’affiner cette recherche.

Je vais passer en revue les 12 ou 13 dernières années de ma vie et m’arrêter plus longuement sur les 3 dernières mais je pense qu’un flashback est nécessaire pour mieux appréhender mon évolution et mon devenir…

Je vais avoir 32 ans le 18 septembre prochain, je suis sûre d’une seule chose, j’aime les filles, leur corps, leur douceur, leur compagnie. Depuis que je suis tout bébé j’affectionne particulièrement les femmes, j’ai apprécié dans un premier temps les élèves de l’école qui étaient dans les cours supérieurs puis dès mon entrée au collège chaque année j’étais follement attirée par mes professeurs femmes. Naïvement je pensais que toutes les filles avaient les mêmes fantasmes que moi, dans ma tête il  y avait des filles et de préférences plus âgées ou avec un statut à responsabilités et dans la réalité il y avait les garçons. Je ne les affectionnais pas plus que ça et leur compagnie parfois me mettait mal à l’aise, je ne pouvais rester trop longtemps en leur présence seule. Ce qui est contradictoire car j’ai durant toute mon enfance eut un meilleur ami que chacun prenait souvent pour mon « petit ami » mais il n’en était rien.

A l’âge de 18/19 ans, lors de ma première année de fac j’ai rencontré des personnes qui me ressemblaient dans leur esprit et dans leurs ressentis amoureux. Mais sur le moment je ne le savais pas. Progressivement nous nous sommes tous dévoilés, les uns après les autres nous avons avoués notre préférence pour le même sexe. J’ai été la dernière à le faire car je n’en avais pas conscience et il m’a fallu du temps et peut être quelques perches bien tendues de mes amis pour associer mes fantasmes à la vie réelle. Des amis qui je pense et j’espère seront toujours présents dans ma vie même si c’est de manière périodique car je les affectionne beaucoup.

A cet âge là je ne connaissais pas encore la définition du mot amour, je sortais avec des garçons mais juste pour leur beauté, je n’avais pas de sentiments et je ne savais pas que l’on pouvait en avoir. Finalement je me demande si ce n’était pas la meilleure période, je n’avais de sentiments amoureux pour personne mais au moins je ne souffrais pas et mes pensées et mon temps libre je les consacrais à des choses plus constructives qu’actuellement.

Puis un jour j’ai eu ce déclic et j’ai téléphoné à une amie pour lui dire que je préférais les filles, je n’en avais encore jamais embrassées mais je le savais, tout s’emboîtait dans ma tête c’était formidable. A partir de là j’ai commencé à fréquenter les boîtes et les bars gays. L’année de mes 20 ans fut un vrai bonheur, je vivais sur mon petit nuage. A cette époque j’étudiais les sciences humaines à Reims et avec mon meilleur ami Pierre nous nous échappions toujours une à deux fois par semaine vers Paris. Là nous passions la nuit entre les bars et les boîtes puis nous reprenions le train du matin vers Reims. Souvent il m’arrivait d’embarquer avec mes profs de fac ce qui était plutôt marrant, nous, nous allions nous coucher et eux allaient donner leurs cours. Ces petits allers-retours ont duré un an. Puis rapidement Pierre et moi ainsi qu’une de mes meilleures amies Céline avons décidé d’emménager sur Paris. Notre 1er projet était d’emménager tous les 3 ensembles mais le destin en a été autrement. J’ai trouvé un studio accolé à celui de Pierre dans le 18e et Céline s’est installée dans une petite chambre de bonne dans le 15e. Ma vraie vie homo à commencer. Rapidement j’ai rencontré une fille avec laquelle je suis restée 6 ans. Je pense que je l’ai aimée, nous avons vécu de bons moments, c’était quelqu’un de très attentionné, de très doux mais aussi de très colérique. Mais bon la magie de l’amour n’a pas opéré jusqu’au bout puisque nous ne sommes plus ensemble. Toutefois cette expérience m’a fait grandir et je sais maintenant ce que je veux et ne veux plus ou en tout cas ce qui fait que pour ma part une relation ne pourra pas aller très loin. En effet il y a quelques ingrédients fondamentaux qui si ils n’y sont pas m’empêcheront d’aimer totalement la personne. Je ne dévoilerai pas ces éléments ici car je pense qu’ils sont classés dans une rubrique « intime ». J’ai donc quitté cette personne en avril 2006 et depuis une succession de galères amoureuses et de souffrances ont jalonnées ma vie.